The Suicide Squad (critique) : que vaut le nouveau film de super-héros ?


The Suicide Squad (critique) : que vaut le nouveau film de super-héros ?

Le synopsis du film

Le pénitencier de “Belle Rêve” abrite les pires super-vilains de la planète. Ces derniers sont prêts à tout pour sortir de cette horrible prison, même à rejoindre la mystérieuse et étrange équipe de la Task Force X, dirigée par Amanda Waller. Encadrée par le colonel Rick Flag, cette équipe – composée entre autres des bad guys Bloodsport, Captain Boomerang, King Shark Peacemaker et de l’explosive Harley Quinn – est envoyée sur l’île de Corto Maltese pour une dangereuse mission, où ils affronteront tout et (surtout) n’importe quoi : des guérilleros, des néo-nazis, ou encore le monstrueux Starro.

Notre critique de The Suicide Squad

Si vous avez bonne mémoire, la Suicide Squad avait déjà eu les honneurs du grand écran il n’y a pas si longtemps. C’était en 2016, et cette première adaptation de l’équipe de super-vilains créée en 1959 par John Ostrander et Keith Giffen – intitulée sobrement Escouade Suicide – avait divisé le public. Des personnages absurdes et hauts en couleurs balancés dans le même univers sombre, grave et sérieux que celui de Batman : ça ne fonctionnait pas vraiment.

Cinq ans plus tard, on prend (pas tout à fait) les mêmes et on
recommence. Si la Harley Quinn campée par Margot Robbie revient pour en découdre, on dit au revoir à Will Smith. Pas de soucis ! Le
reste du casting 5 étoiles le remplace à merveille : Idris Elba, John
Cena, Taika Waititi et même Sylvester Stallone sont de la partie, au
milieu d’une galerie de tronches qu’on adore, Michael Rooker et Nathan
Fillion en tête. Surtout, le cynique David Ayer cède la place de
réalisateur au détonnant James Gunn, papa des Gardiens de la Galaxie1 et 2 chez Marvel. Loin de seulement poser sa caméra, Gunn impose sa
patte dans tous les interstices de ce reboot et lui insuffle son humour
potache et rock ‘n’ roll, qui a fait le succès de ses précédents films.
Et ça fonctionne !

Confiant dans sa recette, James Gunn délivre un film volontairement trash et gore et embrasse le côté absurde de la licence. Sorte d’épisode de Bob l’Éponge sous acide, ou de Spécial de Docteur Who au budget XXL et interdit aux mineurs, La brigade suicide prend le loufoque au sérieux, et n’oublie pas de donner du cœur à son histoire et à ses nombreux personnages, avec un sens du rythme et de l’équilibre impressionnant de maîtrise. James Gunn assume ici sa proposition décomplexée jusqu’au bout, et administre la même claque rafraîchissante au genre que celle administrée par Les Gardiens de la Galaxie en 2014.

Attention toutefois : cette débauche de nawak peut en rebuter certains ! Si la violence graphique – certes atténuée par son caractère “gonzo” – empêchera naturellement certains de pleinement profiter du spectacle, ceux que le style survolté de James Gunn épuisent devront sans doute ressortir le Doliprane. Loin d’être boursouflé d’énergie, La brigade suicide n’en est pas moins très généreux. Si le film est interdit aux moins de 17 ans non accompagnés aux États-Unis, il est classé tout public avec avertissement en France. Un divertissement que les adultes risquent d’adorer, mais qui n’est pas forcément à mettre devant les rétines de nos plus jeunes. Prudence, donc !

Où voir d’autres films de super-héros ?

Fan de l’univers DC ? Les films Wonder Woman, Le Chevalier Noir et le premier Escouade Suicide sont disponibles sur Netflix, où vous pouvez également voir le français Comment je suis devenu super-héros. Vous êtes plutôt team Marvel ? Rendez-vous évidemment sur Disney+, où vous retrouverez l’intégralité de l’univers cinématographique Marvel, et les géniales séries Wandavision et Loki !



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