Les messages de désinformation sur Facebook auraient suscité plus d’intérêt que les informations factuelles lors des présidentielles américaines


Les messages de désinformation sur Facebook auraient suscité plus d'intérêt que les informations factuelles lors des présidentielles américaines

La désinformation sur
Facebook aurait généré six fois plus de clics que les sites d’information réputés
lors de l’élection présidentielle de 2020. C’est ce que révèle une étude à
paraître conduite par des chercheurs de l’Université de New York et de
l’Université Grenoble Alpes en France. Ces derniers ont cherché à mesurer
et à isoler l’effet de désinformation à travers un large groupe d’éditeurs
présents sur le réseaux social

Selon le
Washington Post qui a pu la consulter, cette étude tend à démontrer que Facebook avantage
les éditeurs qui publient des informations trompeuses. Elle révélerait que
les infox, aussi bien d’extrême droite que d’extrême gauche, suscitent plus
d’engagement de la part des utilisateurs de
Facebook que les pages d’informations factuelles. On apprend par ailleurs que les
éditeurs d’extrême droite auraient une plus grande propension à partager de
fausses informations.

La réaction de Facebook

« Cette étude s’intéresse surtout à la façon dont les gens s’engagent avec
le contenu, ce qui ne doit pas être confondu avec le nombre de personnes
qui le voient effectivement sur Facebook
», a répondu Joe Osborne,
porte-parole de
Facebook, au Washington Post. « Lorsque vous regardez le contenu qui obtient la
plus grande portée sur Facebook, cela ne ressemble pas du tout à ce que
cette étude suggère.
» Il a rappelé que Facebook a 80 partenaires de
vérification des faits travaillant dans plus de 60 langues pour combattre
les fausses informations.

Les auteurs de l’étude se seraient appuyés sur NewsGuard et Media Bias/Fact
Check, deux organisations qui étudient la désinformation, et auraient
utilisé des outils de catégorisation similaires pour examiner 2 551 pages
Facebook, dont Occupy Democrats, Dan Bongino et Brietbart.


Article de CNET.com adapté par CNETFrance

Image : Sarah Tew/CNET



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